Lundi 31 mars 2008
Il n'est pas dans mon habitude de publier des contenus externe mais cette vidéo m'a beaucoup touchée.
Preuve que l'esprit critique et l'imagination ne sont pas des options de l'éducation!
un beau pied de nez aussi à ceux qui pensent que la jeunesse est mal barrée...
Continuez à y croire et à vous révoltez contre l'injustice!





" Au lycée Bellevue, à  Albi, comme dans tous les lycées de l'académie,
voire du pays, les lycées ne reçoivent plus assez de financement
pour faire fonctionner les options si chères à  nos élèves et
garantes d'une culture gratuite pour eux, principe de base de
l'enseignement public, je rappelle.

Résultat concret: plus d'Italien, plus d'arts plastiques, plus de
théâtre, ni de russe. Bourrage des classes de latin et de Grec à 
plus de 40 élèves, ainsi que des sections de langues européennes. Je
tiens à  préciser que notre lycée a d'excellents résultats, et que
ces options n'y sont pas pour rien, car elles remportent un franc
succès auprès des élèves, qui s'impliquent au travers d'elles dans
divers projets, et qu'elles contribuent à leur épanouissement
personnel.

La vidéo que vous pouvez voir sur U Tube se passe dans notre lycée.
Mercredi dernier, lors de la venue des inspecteurs académiques et
régionaux, pour féliciter justement le dynamisme de notre
établissement...alors qu'en parallèle, le rectorat, représentant du
ministère tronque les bugdets... ce qui nous empêchera de poursuivre
les options. Je vous laisse prendre la mesure de la cohérence qui
s'ensuit...

Vous pouvez donc voir la réaction des élèves, plantés sur le passage
des inspecteurs, habillés en noir et soufflant une bougie à  leur
passage.
Action remarquable !"
par Apostro'fée
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Mercredi 12 mars 2008
n'ayez pas peur de virvre mm_pas_peur.jpg
n'ayez pas peur d'oublier
de prendre ce qui vient
de venir comme on passe
et de décider de rester
n'ayer pas peur d'être heureux
n'ayez pas peur que ça se termine
n'ayez pas peur que ça ne s'arrête jamais
d'avoir le vertige et de sauter
de faire des bêtises sans les réparer
d'être libre même si c'est pas pour de vrai
de semer des ptites graines de bonheur
et de ne pas les arroser
n'ayez pas peur de la folie,
du bruit, et des chansons qui font pleurer
n'ayez pas peur de mourir
de réscuciter ou de dépérir
n'ayez même pas peur d'avoir peur
de trembler comme un gosse perdu dans un monde trop grand pour lui
n'ayez pas peur de la toucher
de la prendre et de la serrer
comme si l'avenir du monde en dépendait
n'ayez pas peur de souffrir
de tomber comme on se blesse
et de rester au sol agonisant
n'ayez pas peur de s'assoir sur un banc et d'attendre
n'ayez pas peur d'écouter le silence
de s'assourdir avec
de rêver, et de n'en faire que la moitié
d'écouter des chansons d'amour sans être amoureux
n'ayez pas peur de se foutre du lendemain
et de dessiner l'avenir
n'ayez pas peur d'ouvir les yeux
les paupières closes
de respirer le vent et de pleurer des larmes de pluie

N'ayez pas peur de cette vie donner comme cadeau
de défaire le paquet
d'arracher le papier
et de s'en foutre de ce qu'il y a dedans
... comme si dans une boite,
on pouvais y mettre tout ça....


par Apostro'fée publié dans : Mes Mots magiques (ou pas)
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Mardi 19 février 2008
Vide.

Vide, ça y est. je le ressens ce vide. Le vide de la guérison. Le silence s'est fait et les tourments intérieurs se sont tus. Pendant quelques jours j'ai lutté puis abdiqué. Je me suis laissé aller. Je me suis laissé me perdre. J'ai laissé les larmes venir. Le desespoir me saisir.

Et ce matin après une nuit pénible pleine de rêves étranges et agités, je me sens vide. Pas tout à fait heureuse, mais plus malheureuse. Comme quand une musique assourdissante s'arrête enfin et, qu'on goûte au silence avec les oreilles qui bourdonnent encore, se faisant l'échco d'un avant trop bruyant.

Comme si la tempête s'était arrêtée d'un coup, sans préavis. Après des creux immenses, après des vagues qui me faisaient cogner le fond alors que je tentai de remonter à la surface. Je luttais, je lachais prise. Et d'un coup le soleil est là, comme s'il n'était jamais parti. La mer est d'huile, pas un frémissement, même pas quelques ronds dans l'eau.

Encore un peu de temps pour contempler cet état de grâce, cette soudaine évidence, comme immobile au milieu d'une foule en mouvement. Encore un peu de temps et d'un pas, je reprendrai le mouvement comme si je ne m'étais jamais arrêtée.
 
Quelle quête surprenante que le bonheur,
quelle sensation étonnante que de se laisser porter,
Quel étrange et délicieux cadeau que la vie.


rue.jpg
par Apostro'fée publié dans : Chroniques d'un roman annoncé
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Lundi 18 février 2008
boite_bonheur.png


Moi boîte à bonheurs est remplie d'un million de choses, des petits plaisirs aux grands bonheurs.

Une nouvelle rubrique donc, puisque le couvercle s'est soulevé et mes petits bonheurs s'échappent, impatients d'être partagé et saisis ou juste couché par des mots sur une feuille de papier


Voici donc mon premier petit bonheur, celui de mes matins douceur...

Ouvrir les yeux.
Ne pas penser.
Juste regarder, juste écouter le silence.
Se faire chatouiller par les rayons du soleil.
Et sourire pour rien.
Savourer la chaleur d'un lit aux draps mélangés...
S'étirer comme un chat au soleil.
Remplir la pièce de gestes de douceur, ne rien brusquer, ne rien bousculer.
Écouter le silence.
Ouvrir la fenêtre. Sentir le froid d'un matin hivernal caresser la peau.
L'odorat s'éveille alors aux premières effluves de café.
Elles remplissent à présent la pièce puis, le café rempli la tasse.
Le corps se révèle et les rayons du soleil inondent les pignons de ma vue...

Le matin se réveille et je m'émerveille de ces minuscules instants,
et une certitude me vient à l'esprit,
le bonheur commence juste ici. 
par Apostro'fée publié dans : La boîte à bonheurs
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Jeudi 14 février 2008
on peut blesser une fée
on peut la saigner
mais on ne peut briser ses ailes
elle en a besoin pour voler
et si le vent n'est pas assez fort encore
elle attendra un peu pour décoller

le temps de s'allèger de son chagrin
le temps de laisser quelques illusions perdues aux bords de la route
le temps de pardonner
le temps de se perdre un peu
pour mieux se retrouver.

Ensuite la fée reprendra sa route
elle marchera
elle marchera encore
même à bout de souffle
un pied devant l'autre

et le vent se levera
et la portera

peut-être retombera-t-elle encore à terre
peut-être mangera-t-elle encore la poussière
mais qu'importe
on peut briser le cœur d'une fée
mais on ne peut lui briser les ailes.

Avec cet espoir comme trésor
Elle continura sa quête éffrénée
pour un jour, enfin, s'envoler.

vole-copie-1.jpg
par Apostro'fée publié dans : Chroniques d'un roman annoncé
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Mercredi 13 février 2008
"Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passeImage-9.png
Il a des binocles un vieux costume gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyait pas
Comme si on ne l'entendait pas
Il faut passer et presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l'écoutez
Il vous fait signe et rien personne
Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez attrocement
Et l'homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s'envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux."

Jacques PRÉVERT, Paroles (1945)
©1972 Editions Gallimard
par Apostro'fée publié dans : Chroniques d'un roman annoncé
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Mardi 15 janvier 2008
enviede.pngenvie de ton souffle sur ma peau
envie de tes mains sur mes mots
envie de tes doitgs sur ma bouche

envie de tes lèvres sur ma vie
envie de tes caresses sur mes rêves
envie de ta douceur sur mes peurs

envie de ton sourire au creux du cou
envie de tes soupirs au creux de mes reins

envie de tes maladresses
envie de tes tendresses

envie de tes cris
envie de tes rires
envie de tes murmures
envie de tes silences

envie de toi...
par Apostro'fée publié dans : Mes Mots magiques (ou pas)
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Lundi 14 janvier 2008
sourire, sans préavis
sourire qui touche, qui prend
sourire qui dessine au coin des yeux des petites rides pour quand on sera vieux

sourire donné
sourire qui chamboule
sourire bienveillant qui rend la vie plus légère

sourire dans le vide
sourire pour rien
sourire pour toi

sourire pour le ciel gris
sourire pour tes yeux
sourire pour être heureux

you-copie-1.png
par Apostro'fée publié dans : Mes Mots magiques (ou pas)
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Vendredi 21 décembre 2007
L'année 2007 tire sa révérence…reverence.jpg

Elle a tenu certaines de ses promesses et d'autres sont encore à tenir. J'aime ces périodes de bilan où on regarde derrière soi pour fait le compte de 365 jours écoulés et où on regarde aussi en avant pour se projeter, se prendre à rêver de réaliser des rêves encore plus fous ou encore plus doux…

2007
a été l'année où je suis devenue une fée confirmée, réalisant des vœux remplis d'espoir et de bonheur aussi (du moins je l'espère).
2007, où j'ai pesté de ne pouvoir exhausser pas même un seul de mes vœux;
2007, l'année de la quête à la recherche d'une réponse à la question mainte et maintes fois posée : quelle est la moitié d'une fée…
2007, l'année où j'ai failli perdre mes ailes,
2007, l'année où la poudre magique à failli prendre la poudre d'escampette,
2007, l'année où j'ai appris la liberté, ses sommets grisants et ses solitudes vertigineuses;
2007, l'année des défis, des remises en questions, des parcours du combattant, des combattus, des défaites et des victoires;
2007, l'année où j'ai compris qui j'étais. Cette identité changeante et toujours en mouvement qu'il ne faut pas essayer de cristalliser au risque de l'enfermer;
2007, l'année où j'ai suivi mes lucioles, éclairées par leur lumière, l'année où je les ai adorées pour chaque moment qu'elles m'offraient, l'année où j'ai réalisé à quel point elles m'étaient précieuses….

2007
, l'année où j'ai repris mon souffle, malgré des points de côté,
2007, l'année où je suis allée jusqu'au bout de mon plaisir, jusqu'à être rassasié, où j'ai réalisé mes envies les plus folles… l'année où j'ai trouvé la limite au sacre de l'hédonisme, où j'ai trouvé ma limite…

C'est donc probablement une année où j'ai grandi ou peut-être vieillie aussi en essayant de ne pas perdre l'essentiel : mes convictions, ma naïveté, le choix du bonheur, mes rêves et leurs réalisations.
2007, l'année des premiers cheveux blancs;
2007, l'année où on m'a volé certaines espérances. Mais cette année encore je me refuse au choix du regret. Donc appelons ça des étapes, en gardant la certitude de pouvoir retrouver un jour ce que l'on m'a repris trop tôt.

2007
, qui se termine sur une promesse à peine murmurer;
2007, qui tire sa révérence avec le panache de ce qu'elle a apporté. Car dans cette liste non exhaustive, l'essentiel est bien là. De la vie, la vibration des émotions, même quand elles ne sont pas ce que l'on souhaiterait… oui je crois que l'essentiel est là parce qu'à chaque moment je me suis sentie en vie, heureuse de l'être et de le devenir.

2008 prend sa suite… et avant de faire son entrée je l'aime déjà.
Parce qu'elle nous offre un possible sans limite, elle berce nos rêves et nous chuchote à l'oreille des promesses aussi belles que réalisables...
par Apostro'fée publié dans : Mes Mots magiques (ou pas)
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Lundi 26 novembre 2007
Ou le jour où je suis devenue un fée.
C'est un texte écrit depuis plus d'un an,  qui décrit les sensations de naissance d'une fée.


mes-NUITS.jpg


















" Tout à commencer sans qu'on le sache. Une soirée, une nuit ....

Sensations d'un bonheur brut, puissant et ravageur.
Sensations de goûter le moment. Prendre L'instant. Toucher le présent…

Prendre le bonheur, sentir sa vibration, entendre sa résonance au plus profond de soi.

Une sensation qui naît d'un ensemble, d'une harmonie entre plusieurs âmes généreuses et ouvertes.
Se trouver dans un univers qui est le nôtre et le plonger dans celui de la nuit.
Profiter chacune de sa nuit mais rester connecter, un univers dans un autre.

Goûter au bonheur absolu, à l'oubli et à la découverte de la sensation pure.
Sentir la vie brûler dans ses veines, sentir la folie douce et furieuse nous gagner et devenir lucide.
Connaître l'INSTANT.

Devenir hédoniste jusqu'à l'ivresse et en savourer chaque syllabe.
Connaître l'addiction au consumérisme du bonheur.
Sensations transcendantes qui nous quittent quand vient le jour. Retour à la réalité sans concession.


Je ne veux pas rester sage
J'aime le souffre et l'envie
Abuser de mon age
Le bonheur est ma couleur
Son ombre est ma douleur


Attente de te retrouver, de se retrouver, enfin ensemble, enfin libre.
Complices de cet état de grâce unique et partagé. Unies par la puissance ravageuse d'une folie de vivre, de sentir, de ressentir, de prendre, d'être et de devenir. "
par Apostro'fée publié dans : Chroniques d'un roman annoncé
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Présentation

Apostro'fée?

Une fée? tiens donc!

Oh je vois d'ici les septiques arriver avec leurs convictions, toutes confortables : "les fées ça n'existe pas!". Hé bien si! Il n'en reste plus beaucoup et c'est vrai nous sommes en voie de disparition... Mais nous sommes toujours là.
Comment vivez-vous? À quoi ça sert? ça a des ailes? Autant de questions qui méritent des réponses, voilà la raison de ce blog. Attention il n'y aura, dans mes récits, aucune valeur scientifique sur le mode de vie des fées et de leurs pratiques, juste des tranches de vie quotidienne d'une fée moderne.


La suite?


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