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Mardi 3 mars 2009
la fée est morte.
Ses étoiles ont teminées,
dans le feu, elles ont brûlées
leurs coulures ont brulés sa peau
finissant de l'arracher en lambeaux

Par manque d'amour
elle s'est assechée
fléttrie
l'espoir s'est sauvé sans qu'elle le sache
peut-être même avait-elle le dos tourné
puis se fut au tour de la magie
de s'épuiser
là non plus elle ne l'a pas su

Un pas devant l'autre,
une étincelle après l'autre
elle a pourtant cru qu'elle continuait d'avancer
elle s'est juste vidée de ce qui lui restait d'humanité

et maintenant que le silence des hurlements l'envahit
elle ouvre les yeux
et ne voit plus rien
rien que du vide
elle essaye de retrouver cette force qui autrefois la portais
mais elle s' est perdue trop loin
elle s'est perdue tout court

La fée est morte.

Alors je vais m'allonger sur cette poussière de fée
fermer ces yeux qui ne pleurent même plus
et blottie dans les oripeaux des mes rêves
je n'attendrai plus rien.

Par Apostro'fée
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Jeudi 18 septembre 2008
Qui a-t-il de plus naturel qu'une évidence? L'évidence d'un accord, d'une mélodie, d'une saveur, d'un instant de bonheur?

Longtemps, j'ai cru avoir démasqué, combattu et gagné sur l'arbitraire d'un schéma de vie transmis par une société dans laquelle il faut avoir accepté les règles pour pouvoir jouer. Mais je me suis trompée. Oh, peut-être qu'en effet, il fallait mener ce combat contre ce dictact réducteur et étouffant qu'est le schéma l'accomplissemnt social.

Mais en réalité, l'illusion, le mythe ne se trouve pas là. La croyance, la foi même qui nous est inculqué, cette idée sournoise parce qu'elle ne se voit pas, c'est celle de l'évidence. On nous fait croire, et d'ailleurs nous le croyons fort volontairement, que quand quelque chose doit arriver, cela nous apparatra comme une évidence.

L'amour par exemple. 'tu le sauras tout de suite si c'est le bon" ou encore " je l'ai su au premier regard que c'était lui / elle". Combien de fois n'avons nous pas entendu ces mots là? Et probablement, à force de les entendre, avons-nous fini par y croire nous même! A tel point que lorsqu'on se laisse porter par les événements, si la question arrive "mais est-ce bien cela?", nous sommes étonné, inquiet même, si l'illusion de l'évidence n'apparait pas.


La certitude devrait donc apparaitre comme par magie au détour d'une rue ou d'un baiser? Et si cette dernière ne vient pas nous sauter au nez,  s'infiltrent les doutes,questions et interrogations ... De cette fêlure, de cette faille, s'échappe nos faiblesses. Et tôt ou tard, dévoile la souffrance de l'incomplet, de l'inssufissant, de l'incertitude. A la plénitude d'un instant s'en suivent inévitablement une série d'"in-" qui nous entraine dans l'inconstance.

Alors oui. ce mythe de l'évidence existe bien, ce mythe qui nous pousse certe, à croire en nos rêves ou même à avancer tout simplement. Mais il se glisse incidieusement entre le moment présent et les failles de notre être tout entier. Nous savions que la route n'était pas facile, mais nous ne savions pas que l'illusion de  l'évidence avait été inventée seulement pour nous faire avancer.
Par Apostro'fée - Publié dans : Mes Mots magiques (ou pas)
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Jeudi 28 août 2008
ma petite folie c'est de coller des étoiles partout
des étoiles de fées bien sûr!

un ptit bonheur qui passe, paf! une étoile!
une rencontre, une amie, un fou rire, un carré de chocolat, un frôlement, un mot doux, fermer les yeux, marcher dans la rue, un éclat de rire, une terrasse, un cadeau, prendre une douche chaude, une ballade à la mer, un avion qui passe, un bonjour inattendu, un message sur le téléphone, un baiser, écouter la pluie,des bisous, un calin, prendre le soleil, un instant d'émotion, décoller, un regard, un concert,conduire en chantant à tue tête, la foule, un matin, sentir la pluie d'orage, écouter le silence, courir, un thé à la menthe, lire, faire ronronner mon chat, dicuter avec un incconu, prendre l'avion,  nomer de nouvelles fées, s'émerveiller, voyager,  s'enivrer, dormir, danser, dire des bêtises, faire des bêtises,  réaliser un voeux, regarder des photo, faire un voeux...

paf, paf, paf, coller des étoiles sur tout ça!

Et quand la nuit arrive, regarder les étoiles s'allumer.

Par Apostro'fée - Publié dans : La boîte à bonheurs
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Lundi 26 mai 2008
Vas t'en
Glissé à l'oreille,
Chuchoter comme un mot doux,

Vas t'en,
néanmois brutal et déchirant,
Impératif et suppliant.

Vas t'en,
le jour se lève,
tu dois partir.

Vas t'en
j'ai pris ton corps
et je bascule alors

Vas t'en
je retourne dans un monde qui m'appartient
impénétrable celui là...

Vas t'en
murmuré dans un dernier souffle d'exaltation,
qui se glisse dans le courrant d'air d'une porte qui se referme.

Par Apostro'fée - Publié dans : Mes Mots magiques (ou pas)
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Lundi 31 mars 2008
Il n'est pas dans mon habitude de publier des contenus externe mais cette vidéo m'a beaucoup touchée.
Preuve que l'esprit critique et l'imagination ne sont pas des options de l'éducation!
un beau pied de nez aussi à ceux qui pensent que la jeunesse est mal barrée...
Continuez à y croire et à vous révoltez contre l'injustice!





" Au lycée Bellevue, à  Albi, comme dans tous les lycées de l'académie,
voire du pays, les lycées ne reçoivent plus assez de financement
pour faire fonctionner les options si chères à  nos élèves et
garantes d'une culture gratuite pour eux, principe de base de
l'enseignement public, je rappelle.

Résultat concret: plus d'Italien, plus d'arts plastiques, plus de
théâtre, ni de russe. Bourrage des classes de latin et de Grec à 
plus de 40 élèves, ainsi que des sections de langues européennes. Je
tiens à  préciser que notre lycée a d'excellents résultats, et que
ces options n'y sont pas pour rien, car elles remportent un franc
succès auprès des élèves, qui s'impliquent au travers d'elles dans
divers projets, et qu'elles contribuent à leur épanouissement
personnel.

La vidéo que vous pouvez voir sur U Tube se passe dans notre lycée.
Mercredi dernier, lors de la venue des inspecteurs académiques et
régionaux, pour féliciter justement le dynamisme de notre
établissement...alors qu'en parallèle, le rectorat, représentant du
ministère tronque les bugdets... ce qui nous empêchera de poursuivre
les options. Je vous laisse prendre la mesure de la cohérence qui
s'ensuit...

Vous pouvez donc voir la réaction des élèves, plantés sur le passage
des inspecteurs, habillés en noir et soufflant une bougie à  leur
passage.
Action remarquable !"
Par Apostro'fée
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Mercredi 12 mars 2008
n'ayez pas peur de virvre mm_pas_peur.jpg
n'ayez pas peur d'oublier
de prendre ce qui vient
de venir comme on passe
et de décider de rester
n'ayer pas peur d'être heureux
n'ayez pas peur que ça se termine
n'ayez pas peur que ça ne s'arrête jamais
d'avoir le vertige et de sauter
de faire des bêtises sans les réparer
d'être libre même si c'est pas pour de vrai
de semer des ptites graines de bonheur
et de ne pas les arroser
n'ayez pas peur de la folie,
du bruit, et des chansons qui font pleurer
n'ayez pas peur de mourir
de réscuciter ou de dépérir
n'ayez même pas peur d'avoir peur
de trembler comme un gosse perdu dans un monde trop grand pour lui
n'ayez pas peur de la toucher
de la prendre et de la serrer
comme si l'avenir du monde en dépendait
n'ayez pas peur de souffrir
de tomber comme on se blesse
et de rester au sol agonisant
n'ayez pas peur de s'assoir sur un banc et d'attendre
n'ayez pas peur d'écouter le silence
de s'assourdir avec
de rêver, et de n'en faire que la moitié
d'écouter des chansons d'amour sans être amoureux
n'ayez pas peur de se foutre du lendemain
et de dessiner l'avenir
n'ayez pas peur d'ouvir les yeux
les paupières closes
de respirer le vent et de pleurer des larmes de pluie

N'ayez pas peur de cette vie donner comme cadeau
de défaire le paquet
d'arracher le papier
et de s'en foutre de ce qu'il y a dedans
... comme si dans une boite,
on pouvais y mettre tout ça....


Par Apostro'fée - Publié dans : Mes Mots magiques (ou pas)
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Mardi 19 février 2008
Vide.

Vide, ça y est. je le ressens ce vide. Le vide de la guérison. Le silence s'est fait et les tourments intérieurs se sont tus. Pendant quelques jours j'ai lutté puis abdiqué. Je me suis laissé aller. Je me suis laissé me perdre. J'ai laissé les larmes venir. Le desespoir me saisir.

Et ce matin après une nuit pénible pleine de rêves étranges et agités, je me sens vide. Pas tout à fait heureuse, mais plus malheureuse. Comme quand une musique assourdissante s'arrête enfin et, qu'on goûte au silence avec les oreilles qui bourdonnent encore, se faisant l'échco d'un avant trop bruyant.

Comme si la tempête s'était arrêtée d'un coup, sans préavis. Après des creux immenses, après des vagues qui me faisaient cogner le fond alors que je tentai de remonter à la surface. Je luttais, je lachais prise. Et d'un coup le soleil est là, comme s'il n'était jamais parti. La mer est d'huile, pas un frémissement, même pas quelques ronds dans l'eau.

Encore un peu de temps pour contempler cet état de grâce, cette soudaine évidence, comme immobile au milieu d'une foule en mouvement. Encore un peu de temps et d'un pas, je reprendrai le mouvement comme si je ne m'étais jamais arrêtée.
 
Quelle quête surprenante que le bonheur,
quelle sensation étonnante que de se laisser porter,
Quel étrange et délicieux cadeau que la vie.


rue.jpg
Par Apostro'fée - Publié dans : Chroniques d'un roman annoncé
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Lundi 18 février 2008
boite_bonheur.png


Moi boîte à bonheurs est remplie d'un million de choses, des petits plaisirs aux grands bonheurs.

Une nouvelle rubrique donc, puisque le couvercle s'est soulevé et mes petits bonheurs s'échappent, impatients d'être partagé et saisis ou juste couché par des mots sur une feuille de papier


Voici donc mon premier petit bonheur, celui de mes matins douceur...

Ouvrir les yeux.
Ne pas penser.
Juste regarder, juste écouter le silence.
Se faire chatouiller par les rayons du soleil.
Et sourire pour rien.
Savourer la chaleur d'un lit aux draps mélangés...
S'étirer comme un chat au soleil.
Remplir la pièce de gestes de douceur, ne rien brusquer, ne rien bousculer.
Écouter le silence.
Ouvrir la fenêtre. Sentir le froid d'un matin hivernal caresser la peau.
L'odorat s'éveille alors aux premières effluves de café.
Elles remplissent à présent la pièce puis, le café rempli la tasse.
Le corps se révèle et les rayons du soleil inondent les pignons de ma vue...

Le matin se réveille et je m'émerveille de ces minuscules instants,
et une certitude me vient à l'esprit,
le bonheur commence juste ici. 
Par Apostro'fée - Publié dans : La boîte à bonheurs
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Jeudi 14 février 2008
on peut blesser une fée
on peut la saigner
mais on ne peut briser ses ailes
elle en a besoin pour voler
et si le vent n'est pas assez fort encore
elle attendra un peu pour décoller

le temps de s'allèger de son chagrin
le temps de laisser quelques illusions perdues aux bords de la route
le temps de pardonner
le temps de se perdre un peu
pour mieux se retrouver.

Ensuite la fée reprendra sa route
elle marchera
elle marchera encore
même à bout de souffle
un pied devant l'autre

et le vent se levera
et la portera

peut-être retombera-t-elle encore à terre
peut-être mangera-t-elle encore la poussière
mais qu'importe
on peut briser le cœur d'une fée
mais on ne peut lui briser les ailes.

Avec cet espoir comme trésor
Elle continura sa quête éffrénée
pour un jour, enfin, s'envoler.

vole-copie-1.jpg
Par Apostro'fée - Publié dans : Chroniques d'un roman annoncé
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Mercredi 13 février 2008
"Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe Image-9.png
Il a des binocles un vieux costume gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyait pas
Comme si on ne l'entendait pas
Il faut passer et presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l'écoutez
Il vous fait signe et rien personne
Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez attrocement
Et l'homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s'envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux."

Jacques PRÉVERT, Paroles (1945)
©1972 Editions Gallimard
Par Apostro'fée - Publié dans : Chroniques d'un roman annoncé
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Présentation

Apostro'fée?

Une fée? tiens donc!

Oh je vois d'ici les septiques arriver avec leurs convictions, toutes confortables : "les fées ça n'existe pas!". Hé bien si! Il n'en reste plus beaucoup et c'est vrai nous sommes en voie de disparition... Mais nous sommes toujours là.
Comment vivez-vous? À quoi ça sert? ça a des ailes? Autant de questions qui méritent des réponses, voilà la raison de ce blog. Attention il n'y aura, dans mes récits, aucune valeur scientifique sur le mode de vie des fées et de leurs pratiques, juste des tranches de vie quotidienne d'une fée moderne.


La suite?


bonbons.jpg

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